La toute première apparition du mot « Bitcoin » dans cette acception

Chapitre 4 :
Du portefeuille aux smart contracts
Une architecture de la propriété numérique
Pour interagir avec une blockchain, les utilisateurs ont deux possibilités : les portefeuilles et les smart contracts.
Les portefeuilles
Pour faire simple, un portefeuille fonctionne comme un compte bancaire. Il repose sur trois éléments essentiels :
Ces trois éléments peuvent être comparés à :
La clé privée a une double fonction : elle prouve la propriété de l’actif natif et permet de valider de nouvelles transactions.
Wallet
Compte bancaire
Adresse
Numéro de compte (Iban)
Solde
Solde
Clé privée
Code PIN
Les smart contracts
Pour simplifier, nous pouvons aborder les smart contracts comme une version élargie d’un portefeuille. Les trois éléments de base (adresse, clé privée et solde) sont repensés pour permettre des usages bien plus larges qu’un simple transfert entre utilisateurs. L’adresse indique l’emplacement du contrat sur la blockchain. La clé privée est quant à elle entièrement repensée : au lieu de réserver l’accès à une seule personne, plusieurs utilisateurs peuvent interagir avec le contrat à condition de respecter un protocole précis. Quant au solde, il peut contenir toutes sortes de contenus numériques, comme des images, des sons ou des documents.
Là où un portefeuille s’apparente à un compte bancaire, un smart contract ressemble davantage à un distributeur automatique. L’idée est simple : un accord programmé qui s’exécute automatiquement dès que les conditions sont réunies.
Wallet
Smart Contract
Adresse
Adresse
Solde
Contenu digital
Clé privée
Code de gouvernance
Exemples de smart contracts
Voici deux scénarios concrets pour illustrer le fonctionnement d’un smart contract :
Remarque :
Le nœud du réseau qui exécute le smart contract perçoit ce qu’on appelle des « frais de gaz » (« gas fees »), c’est-à-dire une compensation pour la puissance de calcul mobilisée. Ces frais peuvent être à la charge d’Alice, de Bob, ou répartis selon les modalités du contrat.
Qu’est-ce qu’un oracle de blockchain ?
Les oracles de blockchain permettent d’obtenir des informations extérieures (« off-chain ») et de les communiquer à la blockchain (« on-chain »). Ceci permet de disposer des données nécessaires à l’exécution des smart contracts. Dans le cadre d’un pari sportif, le smart contract interrogera l’oracle pour obtenir le score final du match.

Le smart contract s’impose ainsi comme un outil structurant qui étend considérablement les possibilités d’interaction entre utilisateurs. Là où l’échange se limitait auparavant à des transferts de fonds, il est désormais possible d’interagir dans un cadre structuré et complet.
Les capacités offertes par ces contrats ont donné naissance à une nouvelle sous-catégorie de crypto-actifs : les applications décentralisées. Elles sont parfois présentées comme la prochaine grande évolution de la technologie blockchain.

Chapitre 5 :
L’essor des applications décentralisées (DApps)
Nous connaissons tous les applications classiques installées sur nos smartphones. En revanche, peu de gens savent qu’il existe aussi des applications décentralisées (ou DApps) dans l’écosystème des crypto-actifs.













